Home Droits humains BUKAVU : La Société Nationale d’Electricité (SNEL), un cauchemar pour ses abonnés
août 5, 2020

BUKAVU : La Société Nationale d’Electricité (SNEL), un cauchemar pour ses abonnés

Rien ne fait plus mal que de porter sur ses épaules le fardeau des autres. La SNEL est une entreprise congolaise de fourniture d’électricité. Depuis quelques mois, l’on  assiste à une chasse à la sorcière menée par cette entreprise contre les ménages qui auraient enregistrés des arriérés sans pareil.

Certains habitants de la ville de Bukavu que la rédaction de pamojardcongo.net a rencontré  seraient victimes de ce qu’ils qualifient « d’incompétence de la SNEL dans le recouvrement des factures » dans certains ménages. Par conséquent, ces ménages qui sont locataires et passagers « laissent derrière eux des factures impayées et dont souffriraient d’autres habitants qui deviennent héritiers de ces dettes  lorsqu’ils habitent ces maisons laissées par d’autres. »

« C’est depuis décembre 2019 que j’ai payé cette parcelle et la maison incluse. Et je me rends compte que le dernier locataire de la maison a enregistré une irrégularité considérable dans la paye des factures du courant électrique. La SNEL veut m’obliger à payer 60.000 Francs d’arriéré que je n’ai pas consommé et menace de couper l’électricité… » Tel que se plaint un habitant qui a requis l’anonymat.

Ces mêmes habitants lancent un S.O.S et demandent à la SNEL de prendre en main ses responsabilités et de donner à César ce qui est à César. Dans cette optique, ils demandent à cette société de droit congolais  de prendre en considération leurs revendications et de les remettre dans leurs droits. C’est-à-dire « d’annuler tout simplement les arriérés dont les victimes ne sont pas responsables et de ne considérer que le compte allant de leur installation dans ces habitations en souffrance. »

Signalons que cette victimisation serait à la base de la coupure du courant électrique dans ces ménages, l’obscurité dans certains ménages et quartiers, et comme conséquence et risque, l’insécurité dans certains coins de la ville de Bukavu.

Cito Cibambo Ferdinand