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août 9, 2020

RDC: Journée internationale des peuples autochtones, les pygmées du Sud-Kivu menacés à disparaitre

Le 09 Août de chaque année, l’humanité commémore la journée internationale des peuples autochtones en guise de reconnaissance à la population gardien des us et coutumes. Au Sud-Kivu, les pygmées Batwa qu’on retrouve dans le territoire de Kabare, kalehe, Mwenga et Idjwi traversent des conditions socioéconomiques précaires qui relèvent de leur histoire.

Vedaste Cituli chercheur en peuples autochtones et la gestion des ressources naturelles à l’Université catholique de Louvain, faisant sa recherche au Sud-Kivu en RDC, rassure que les discriminations liées à l’idéologie écologiste dont les pygmées sont victimes méritent l’attention de plus d’une personne.

Notre source rassure qu’actuellement, les pygmées reconnus comme cuillère-chasseur sont utilisés comme une main d’œuvre agricole à vil prix. Cela parce que ces derniers n’ont plus des terres comme c’était le cas au paravent.
L’idéologie écologiste a fait que ces derniers soient expulsés de leurs habitats naturels sous prétexte de conservation de l’environnement et pourtant ils vivent du parc et dans le parc. chassés des parcs où ils vivaient en nomades depuis des temps anciens, ils sont obligés de vivre en sédentaire avec les bantous.

On peut observer :
Des Violences dont les femmes pygmées sont victimes

Traiter des femmes pieuses par certains inciviques, d’autres
les abusent sexuellement sous prétexte qu’elles ont des facultés thérapeutiques utiles aux hommes.
N’ayant pas de terre, la femme vit par les terres des autorités coutumières, des organisations non gouvernementales et de tierces personnes sans que le titre ne lui soit octroyé.
Même quand elles sont engrossé par des bantous; ces derniers refusent de les prendre en mariage ou même de verser la dote.

L’accès aux services sociaux de Base

les pygmées sont confrontés aux multiples problèmes liés à leur habitat naturel;  il s’agit entre autre de:
– l’accès à l’eau potable
-l’accès à l’éducation
-l’accès aux soins de santé primaire
– l’accès au logement et autres.

En guise de recommandation, notre source appelle les pygmées à l’apaisement et à recourir aux voies pacifiques pour toute forme de revendication ; et aux gestionnaires des réserves naturelles de distribuer de manière fréquente et équitable les dividendes de la conservation de la nature(frais touristiques) ; aussi d’octroyer des terres aux populations autochtones, tout en libéralisant et contrôlant l’accès des populations autochtones à une petite portion de terre.

Vedaste Cituli renchérit que la question des pygmées ne se limite pas aux partages des terres hors de la réserve naturelle, d’autres dialectiques seraient envisageables dans la finalisation.
Notons que les pygmées sont expulsés des réserves naturelles sous motif écologique de protection des aires protégés.

Jeannette Namwezi