Home Droits humains BUKAVU : SEMAINE DE LA JEUNESSE, Bernardin Matabaro ou la voix des sans voix
août 16, 2020

BUKAVU : SEMAINE DE LA JEUNESSE, Bernardin Matabaro ou la voix des sans voix

pamojardcongo

Il se nomme Murhabazi Matabaro Bernardin dit Le pieux ; né le 02 septembre 1998 à Kabare, province du Sud-Kivu en République Démocratique du Congo, fils de Maheshe Matabaro Célestin et de Philomène Shishungu. Bernardin est le Quatrième enfant de sa famille, depuis son jeune âge ce fervent croyant catholique et passionné de la musique classique et un enfant du chœur d’enfants de la Sainte famille ou petits chanteurs de Bagira. Bernardin est membre actif du groupe musical chrétien Angélus Custos.

De septembre 2004 au Juillet 2012, Bernardin Matabaro fait ses études primaires à l’EP Bobozo, école conventionnée catholique Bagira-Bukavu, où il obtient un certificat de fin d’études primaires avec une grande distinction.

De septembre 2012 au juillet 2017, Bernardin fait ses études secondaires à l’Institut Bangu, une école conventionnée protestante du 5e celpa Bagira où il fait la section pédagogique, option pédagogie générale. Ayant les rêves de devenir journaliste et la voix des sans voix, Bernardin se décide de s’orienter à l’Université Officielle de Bukavu pour lui permettre d’atteindre ses rêves et les matérialiser.

En octobre 2019 après son stage académique à la radio maendeleo de Bukavu, il comprend qu’il est temps de prendre la plume et plaider pour la cause des citoyens lésés. Pendant un certain temps, plus d’un lecteur pense qu’il est militant, mais ce n’est pas le cas. Ce mois-là il commence un stage de professionnalisation chez deboutrdc comme journaliste reporter.

A partir de janvier 2020, il est intégré dans l’équipe de rédaction. Au début il se contente de diverses questions d’actualité, mais avec le temps il comprend qu’il fallait que sa plume serve pour une cause noble. Et là il choisit de s’orienter dans l’entrepreneuriat des jeunes. C’est pourquoi il accompagne souvent les jeunes dans leurs actions, vendre l’image de leurs initiatives et plaider pour que les personnes de bonne volonté ayant les mêmes idées que lui leurs viennent en aide, soit en leur octroyant des subventions pour relancer leurs projets.

 Dans ce même objectif, il retourne chez lui, dans la commune de Bagira. Il prend l’initiative d’aider les jeunes du milieu qui ont de bonnes idées de développement de la communauté. Il commence des spots publicitaires, des couvertures médiatiques de différentes activités organisées par des associations du développement dans la commune, voire des petits travaux communautaires dans des avenues et cela gratuitement.

 Pourtant ces couvertures seraient payantes pour d’autres médias. Il n’a peut-être pas apporté grand-chose à ces jeunes qu’il a servi et qu’il continue de servir, mais par moment il se dit qu’avec sa plume, il a quand même contribué à l’émergence de certaines structures des jeunes, mais également au changement de la communauté.

Bernardin maîtrise parfaitement les nouveaux outils de communication comme le web. Aujourd’hui il réalise des reportages vidéo, radio, spots publicitaires, des articles de reportage, des commentaires, d’analyses,…pas seulement pour son bien, mais aussi pour les bien de toute la communauté d’une manière ou d’une autre. De temps en temps il se pose la question : « qu’est-ce-qui serait arrivé si j’attendais obtenir un diplôme universitaire pour y arriver ? »

Il partage pour cela un principe avec les jeunes :  » je ne suis pas encore le meilleur, mais le prochain sur la liste ».

« Comment serez-vous prochainement sur la liste de meilleurs si vous ne travaillez pas aujourd’hui, si vous n’essayez pas aujourd’hui. J’appelle les jeunes à fournir des efforts, à travailler, car c’est avec cela qu’ils atteindront leurs rêves. Posez-vous la question, à qui profitent vos actions ? Si elles ne profitent pas aux autres, comprenez que vous n’êtes pas sur la bonne voie. Je vous appelle à la prise de conscience du rôle que nous, jeunes, jouons dans la société. « Il ne faut jamais baisser les bras tant que tu n’as pas atteint tes objectifs, » ainsi me disait mon père.« 

Étant jeune, il Plaide aussi pour la cause des enfants délaissés, abandonné. Peut-être avec sa voix, les décideurs et les organisations qui encadrent les enfants sauront la galère dans laquelle vivent bon nombre d’enfants.

Bernardin travaille aussi dans la bonne gouvernance pour amener les autorités à prendre conscience de la situation dans laquelle vit la population.

Avec la REDACTION PAMOJA