Home Droits humains 10 ans après le rapport mapping :Au Sud-kivu la société civile réclame justice !
août 23, 2020

10 ans après le rapport mapping :Au Sud-kivu la société civile réclame justice !

Différentes organisations de la société civile demandent que justice soit faite concernant le rapport mapping des nations unies . Ils l’ont fait savoir ce vendredi 21 août à bukavu au cours d’une conférence de presse tenue au bureau de coordination de la société civile à l’occasion du lancement de la campagne nommée « l’appropriation du rapport mapping et sa mise en œuvre effective » dans l’objectif de demander justice et réparation concernant les crimes graves commis en république démocratique du congo entre 19993 et 2003 et pour lesquels les bourreaux sont libres et en toute impunité.

Pour Maître Arnold Nyaluma, cette initiative dans le domaine de la justice transitionnelle vise à demander aux nations unies de citer nommément les auteurs des crimes graves commis pendant la période susmentionnée et sollicite réparation gage indispensable pour une paix durable.

« C’est le 1er octobre qui fera jours pour jour depuis que les nations unies ont fait un rapport partiel sur les massacres intervenus en république démocratique du congo ,connu sous le nom de rapport mapping mais dix ans plus tard ce rapport demeure inconnu. Les conséquences ne suivent pas, c’est pourquoi nous lançons une campagne pour l’appropriation et la mise en œuvre effective de ce rapport, » a-t-il renseigné.

Par ailleurs notre source renseigne que compte tenu d’innombrables crimes qui se sont perpétrés en république démocratique du congo ,il est important de poursuivre leurs auteurs devant la justice pour faire éclater la vérité et faire triompher la justice, car la justice doit précéder la réconciliation et la réparation.
« comme vous allez le constater ce sont des faits qu’on a vécu, devant ce bureau il y a un charnier qui est renseigné et tant d’autres. Ces faits là ont été qualifiés par le même rapport comme étant constitutif des crimes de guerres et crimes contre l’humanité et comme pouvant constituer de crimes de génocide. Il ne s’agit pas d’une démarche de vengeance, il ne s’agit pas de se rendre justice, mais la justice transitionnelle c’est une garantie de non répétition, si ceux-là ne sont pas sanctionnés nous sommes condamnés comme aujourd’hui à revivre les mêmes crimes « a-t-il renseigné.

Signalons que cette campagne est organisée par plusieurs organisations de la société civile y compris le bureau de coordination de la société civile; la nouvelle dynamique de la société civile (NDSC), SOS IJM(informations juridiques multisectorielles), Dimension sociale , l’initiative congolaise pour la justice et la paix (ICJP), la coalition congolaise pour la justice transitionnelle, dans l’objectif d’embraser toute la communauté nationale et internationale sur la cruauté qui s’était passé en République démocratique du congo.

Avec Fulgence Rukata.