Home Politique RDC : Martin Fayulu se plaint de la situation sécuritaire à l’Est du pays
septembre 22, 2020

RDC : Martin Fayulu se plaint de la situation sécuritaire à l’Est du pays

Au cours d’un point de presse à France TV ce mardi 22 septembre 2020, Martin fayulu, le candidat malheureux de la présidentielle de 2018, a haussé le ton et présenté la situation alarmante de la sécurité à l’Est de la RDC.

A la question de la situation générale, Martin Fayulu présente que l’inquiétude est générale. Toutes les provinces de l’Est sont le royaume des groupes rebelles et armées qui opèrent efficacement sous l’œil et l’oreille de tous.

« La situation est très alarmante. Elle ne fait qu’empirer. Toutes les provinces de l’Est – Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, Tanganyka – sont envahies par des milices dont le nombre ne cesse d’augmenter. Il y a aujourd’hui plus de 140 groupes armés qui font des trafics, attaquent et tuent en toute impunité. Les habitants vivent dans la peur. A Goma, par exemple, il y a eu 17 assassinats la semaine dernière sans compter les enlèvements qui n’arrêtent pas depuis deux ans. Un pays indépendant et souverain qui prétend avoir des institutions ne peut pas vivre ce que la RDC vit aujourd’hui. »

Dit-il.

Notre source renseigne que malgré l’effort consenti par la population et les organisations, rien n’est fait pour changer la donne. On dirait que ceux à qui les cris d’SOS sont adressés restent sourds à ces appels et ne sont que spectateurs des scènes qui amusent la galerie.

« Depuis plus d’un quart de siècle, il y a eu une tentative d’extermination d’une partie du peuple congolais dans l’est du pays. Il y a une implication d’armées étrangères – Ouganda, Rwanda, Burundi –, celles de pays limitrophes. On a dénoncé leur rôle néfaste dans la déstabilisation de l’Est. Les organisations des droits de l’Homme ont multiplié les appels pour mettre en garde contre la poursuite des violences et des exactions. Tout se voit, tout est connu, mais rien n’est fait pour arrêter ce cycle. Que fait la police ? Que fait l’armée ? Pourquoi tue-t’on malgré la présence des forces de l’ONU ? On est en droit de se poser toutes ces questions. »

Se demande-t-il.

Pour rappel, le Sud-Kivu venait de connaître la retraite Murhesa II qui a rassemblé certains groupes armés autours des questions du rétablissement de la paix à l’Est du pays.

Rédaction Pamoja