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décembre 10, 2020

Message du CPJ/Sud-Kivu en la journée des droits humains

En la commémoration de la journée internationale des droits humains, le conseil provincial de la jeunesse du Sud-Kivu, à travers sa Présidente Joella Sambo, livre un message à la jeunesse sud-kivucienne en particulier et congolaise en générale. Ci-dessous l’intégralité de ce message:

Le 10 décembre de chaque année, le monde se souvient de l’adoption par l’Assemblée générale des nations unies, de la déclaration universelle de droits de l’homme du 10 décembre 1948.

La jeunesse de la RD Congo en général et du Sud Kivu en particulier est victime des tensions des guerres en répétition, de la marginalisation, de non accès à l’éducation, du chômage généralisé, des déplacements internes et externes, des viols et violences sexuelles, d’agressions, de l’abandon. Bref, des  violations graves des droits de l’homme spécifiquement de la jeunesse dans la province du Sud – Kivu.

Au regard du tableau très sombre de la dégradation exponentielle des droits de l’homme, le Conseil Provincial de la Jeunesse, CPJ Sud-Kivu, exprime ses profonds regrets de constater que certains individus continuent à poser des actes inhumains sans qu’ils ne soient ni interpellés ni inquiètés causant d’énormes dégâts humains, psychologiques et matériels.

Il est à noter que des rapports concordants présentent le Sud-Kivu comme le théâtre de violations des droits de l’homme notamment dans les hauts et moyens plateau d’uvira, Fizi, Mwenga, Shabunda et dans bien d’autres territoires où des jeunes sont assassinés de suite des conflits fonciers, insécurités,…

Plusieurs coins et recoins de l’étendue du territoire provincial étant émaillés par l’insécurité grandissante. Point n’est besoin de condamner les graves violences faites à la jeune fille dont le respect des droits reste une gymnastique dans plusieurs services étatiques, paraétatiques et/ou privés.

A travers cette journée, le CPJ Sud Kivu lance un message de paix tout en appelant à tous les jeunes de la province à se désolidariser avec tous les ennemis de la paix visibles et invisibles et participer à la cohésion sociale longtemps érodée et bafouée par certains individus en mal de positionnement ou en quête du pouvoir et utilisant les jeunes pour déstabiliser et causer d’énormes dégâts contre leurs sœurs et frères des communautés.

Il est temps de consolider l’amour et l’unité en province pour vaincre les antivaleurs qui ravagent la vie de la jeunesse.

L’on ne peut pas vaincre les violations des droits humains dans l’impunité et l’extrême pauvreté. Raison pour laquelle, le CPJ appelle les organes compétents d’interpeller les auteurs et dire le droit dans toute son impartialité ; et aux autorités locales que provinciales de privilégier l’intérêt souverain  et suprême de la population en améliorant sa condition socioéconomique.

Que cette journée soit pour toute la jeunesse un moment de réfléchir sur les voies et moyens de consolider la paix gage d’un développement durable.

Rédaction Pamoja