Home Education Sud-Kivu : La suspension sine die de la reprise des cours, une conception sociale de l’union sacrée prôné par Tshisekedi
janvier 5, 2021

Sud-Kivu : La suspension sine die de la reprise des cours, une conception sociale de l’union sacrée prôné par Tshisekedi

Crédit, Felix Tshisekedi

Bâtir au cœur de l’Afrique, un Etat de droit, une Nation puissante et prospère fondée sur une véritable démocratie politique, économique, sociale et culturelle dans un contexte de suspension des activités solaires, un paradoxe que le Président de la République Démocratique du Congo Monsieur Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a mis en place en prônant l’union Sacrée de la nation.

Toutefois, le peuple sud-kivuciens s’interrogent des résultats de cette Union sacrée dans un contexte où les activités éducatives des futurs dirigeants sont paralysées par le pouvoir actuel, via la bénédiction impuissant de la pandémie à COVID-19.

Claude Nakanfu, étudiant de l’Institut Supérieur de Développement Rural de Bukavu, dit qu’il attendait de l’union sacrée un changement du gouvernement se traduisant par une alternance politique ; mais au contraire il s’observe une suspension sine die de Cours au simple motif de la Covid-19.

« J’entends par union sacrée dans le contexte actuel, un changement du gouvernement car ce dernier est presque défaillant à sa mission, dans la mesure où depuis 2018, le gouvernement n’a jamais aménagé aucun effort pour servir le social de la population si ce n’est que la suspension des activités scolaires et académiques comme si la Covid-19 était dans les notes de cours. »

Blaise Murhula Kalimbiro, enseignant de son état et président du Conseil local de la Jeunesse de Bushwira, dit avoir accueilli  l’union sacrée de manière aléatoire car les adhérents dans cette union sacrée sont des opportunistes politiques qui ont facilité le calvaire du Congo depuis la nuit des temps, la jeunesse étant l’espoir d’aujourd’hui, n’y trouve pas sa place.

« L’union sacrée, je l’ai accueilli de manière aléatoire en ce sens que lorsque je vois les gens qui sont en train d’y adhérer, je les prends des opportunistes à l’instar des gens qui ont engouffré le pays dans le chao pendant plus de dix-huit ans mais ils commencent encore à mettre le bâton dans le roue au règne du nouveau président en absorbant la part de l’intérêt général voire la jeunesse, » précise Blaise Murhula

La même source ajoute qu’il qualifie la suspension sine die des cours comme une récupération politique car l’école n’est pas le seul milieu où la Covid-19 peut se propager.

« La prorogation de la reprise de cours dans les écoles et universités, est une récupération politique mal orientée parce que la Covid-19 est une maladie comme tant d’autres et nous pouvons vivre avec. L’année passée, nous avions calculé la moyenne avec les résultats du premier semestre, nous sommes en train de nous demander sur quelle base nous allons calculer les résultats des élèves pour cette année où seulement les activités scientifiques sont en train d’être paralysées comme si la Covid-19 était seulement dans la science, mais pas à l’église, dans la prison, au marché, nganda, restaurant, transport en commun… », Ajoute-t-il.

François Kulimushi, Coordonnateur du Mouvement Rêvons Kabare pour le Développement Condamne cette manière de faire pour le gouvernement, non seulement dans la sensation de l’odeur social de ce que sera le gouvernement de l’union sacrée, mais aussi leurs défauts  de n’avoir pas su encadrer des enfants écoliers et élèves durant cette période de la Covid-19.

Rappelons que l’annonce du report des activités scolaires a été faite ce 4 janvier 2021 après une réunion du comité de riposte de la pandémie à coronavirus et le ministre de l’EPST Willy Bakonga.

Rédaction pamojardcongo